Tokyo, capitale animée du Japon, est une métropole qui fascine par ses contrastes : technologie de pointe, traditions séculaires, vie nocturne foisonnante et havres de sérénité. Gratte-ciel étincelants et temples ancestraux cohabitent, dessinant un paysage où passé et futur s’entrelacent harmonieusement.
Shinjuku, le cœur battant de la ville
Sans le savoir, notre porte d'entrée sur Tokyo était la gare la plus fréquenté du monde. Shinjuku est le point névralgique du réseau de transport de la ville. Qu'est-ce que ça veut dire? Plus de 750 000 personnes par jour, 53 plateformes de train et plus de 200 sorties! Évidemment, nous nous sommes perdus immédiatement en sortant du bus. Une fois à l’extérieur, le sol vibrait par moments. Tremblement de terre? Non, simplement la gare qu’insuffle sa vitalité dans le béton. Les trains passant sous les viaducs résonnaient comme le cœur battant de la ville. Une intersection à proximité de la gare m'a fait penser au célèbre "wall of death" des shows de métal : deux murs qui avancent un vers l'autre et organiquement se fusionnent et se séparent par la suite dans un ballet organisé.
Premiers pas : sushis, parcs et contrastes
Sans plan précis pour notre séjour à Tokyo, nous nous sommes laissé guider par l'ambiance de la ville. Dès le premier jour, nous avons expérimenté les sushi kaisen (tapis roulants de sushis) et fait l'épicerie dans la nuit. Nous étions impressionnés par certains parcs dont Meiji et sa collection de bonsai. La densité de la forêt, l'absence de son de la ville et l'ambiance sereine contrastaient énormément avec la densité de béton à l'extérieur.
Le deuxième jour fut consacré aux incontournables :
- Tour de Tokyo 🗼 et son panorama
- Horloge de Miyazaki, poétique et fantaisiste
- Marché aux poissons de Tsukiji, assez original malgré les effets du surtourisme. Meilleur thon ultra fatty à vie🍣🐟 !
- Théâtre kabuki
- Parc du Palais impérial : vastes jardins où nous avons savouré un verre sur le gazon, malgré le bruit de la circulation que nous chatouillait l'oreille. Les jardins publics étaient trop organisés (comme si chaque bout de gazon et aiguilles des pins avaient leur place), il y avait de grands espaces (un peu perdu) de garnottes et on se questionnait sur l'aspect historique de garder autant de minéral
- Ramen Street : Coup de théâtre... cette rue n'est pas visible depuis l'espace, mais se cache dans la ville parallèle souterraine. On y trouve des ramen de plusieurs régions du Japon. Nous avons choisi un ramen montagnard, riche et gras à souhait, mais impossible d’en finir la moitié.
La soirée s'est terminée dans un bar de jazz. Encore une fois, la surprise était au rendez-vous. S'affichant comme un bar d'impro, c'était le choix des disques et vinyles qui était a la discrétion des clients. Le bar semblait intemporel : 1970-1980 ou aujourd'hui l'ambiance est la même. Un petit bar avec 6 places assises dans une ruelle de notre quartier à l'abris des regards. Il s'agit d'un repère de mélomane et connaisseurs d'album précis de jazz (🎹, 🎺, etc). Faute de langue commune avec le barman, nous avons communiqué par la musique – langage universel et intemporel.
Shibuya et Harajuku
Au troisième jour, direction Shibuya Crossing 🚸, l'intersection la plus achalandé de Tokyo. Étant un dimanche, la foule était moins dense qu’en semaine, mais toujours impressionnante.
Nous espérions également croiser des cosplays à Harajuku. Malheureusement, il semble qu'encore une fois le tourisme a affecté cette pratique. Les boutiques fournissant le matériel étaient là, mais les personnes originales ont été remplacés par une foule de touristes cherchant cette espèce. Le quartier garde malgré tout son charme excentrique, car il y avait des cafés d’animaux où l’on peut caresser des chiots, chatons, porcelets ou loutres.
Soirées et rencontres
Chaque soir, le bâtiment gouvernemental de Tokyo s’illuminait au son de deux spectacles : un « Tokyo Concerto » et… roulement de tambour 🥁 🥁 🥁, GODZILLA 🦖 !
Nos explorations nocturnes nous ont menés dans deux bars à cocktails très différents. Le premier, élégant et inspiré par la forêt, avait un service impeccable avec des beaux cocktails auxquels manquaient un effet wow. Beau début de soirée quand même. Le seconde sentait la 🚬 🚬 🚬, mais nous a surpris par la générosité de son jeune barman. Même s’il fallait communiquer par Google Translate, il nous a offert plusieurs highballs (whiskey soda) et des dégustations de whiskys japonais, la soirée s’est prolongée bien au-delà de nos intentions. Disons que la soirée s'est étirée plus longtemps que prévu… La générosité de cette personne et la fierté des produits Japonais laissera un merveilleux souvenir pour cette dernière journée au Japon.
Dernières découvertes
Pour la dernière journée, nous sommes allés voir la Tokyo Skytree, la nouvelle plus haute tour de Tokyo, manger encore des sushis kaisen (tapis roulant), tenter de voir l'endroit qui fourni les restaurants en fausse nourriture à Kappabashi, pris un dernier bain de pied et, finalement, profiter du salon VIP à l'aéroport. Prendre une douche avant de sauter dans l'avion est un luxe que nous n'avions jamais goûté auparavant.
L'heure est bientôt au bilan pour le Japon. Nous sommes déjà remplis de nostalgie tout en étant excité d'aller à Bornéo, en Malaisie.