Jour 1 - Arrivée à Kyoto
De retour de Naoshima, nous avons traversé un pont de 13 km en train avant d’enchaîner avec un nouveau trajet en Shinkansen, d’Okayama à Osaka. C’était notre deuxième expérience en “bullet train” et, quelque part entre vitesse et poésie, ça m’a inspiré ce petit poème :
Organe pressé
Oreille bouchée
Rapide, intrépide
Shinkansen, train
Contemporain
Entre Osaka et Kyoto, le rêve de David s’est réalisé : embarquer à bord du Shinkansen Hello Kitty 🐈. À la gare, nous étions attendu par des ninjas.
Nos premières impressions de Kyoto : une ville à taille humaine malgré son effervescence. Les bâtiments ne sont pas immenses, le cachet historique est partout, et l’on croise davantage d’occidentaux qui semblent y vivre, et non seulement de passage. Contrairement à ce que j’avais imaginé, Kyoto n’est pas dominée par de gigantesques villages d’appartements comme en Corée, ni par les blocs modernes d’Hiroshima.
Jour 2 – Forêt de bambous et jardins
À la recherche de calme, nous avons tenté l’expérience de la forêt de bambous. Malgré un jour de semaine, les rues étaient inondées de gens. Heureusement, un jardin payant à proximité offrait une parenthèse plus tranquille. LE restaurant souhaité sur le bord de la rivière était malheureusement fermé le jour exact de notre passage, mais nous avons trouvé refuge dans un petit musée avec un repas simple, bon et abordable.
Jour 3 – Le festival Aoi Matsuri et le château Nijo-jo
Le 15 mai est une date particulière à Kyoto : c’est le Aoi Matsuri, l’un des trois grands festivals de la ville, qui remonte au 7ᵉ siècle et qui essaie d’apaiser les divinités en leur faisant des offrandes. La procession rassemblait enfants, chevaux, ramasseurs de défécation de chevaux (faut quand même rester au standard japonais de propreté), et porteurs de : cadeaux, peaux d'animaux, drapeaux, de soucoupe, personne dans un siège (style haute aristocratie) etc…, et même un carrosse tiré par un bœuf qui semblait dater du moyen-âge et dont le bruit était assourdissant. Il semblerait que pour la roue 🛞, il n'y avait pas d'huile dans ce temps-là ou que l'invention du bering n'était pas encore là!
En fin de journée, nous avons visité le château de Nijo-jo, symbole du shogunat Tokugawa. Arriver près de la fermeture fut une excellente idée : moins de foule et plus de silence pour apprécier les détails. Nouvelle surprise, le bruit des planchers… le système d'attache des planches de bois qui rebondit sous le pied produit un cri ressemblant à un oiseau qui a TRÈS mal. L’intérieur était décoré avec du papier peint à la main. Les symboles utilisés avaient des fonctions particulières, par exemple pour les étrangers (ex. Autre clan), ils devaient attendre dans des pièces avec des tigres afin de les intimider. Détail très important : il n'y avait pas de tigre 🐯 🐅 au Japon. Ainsi les dessins étaient basés sur des esquisses venant de Chine et sur des descriptions orales. Sachant cela, disons qu'ils se sont assez bien débrouillés avec les moyens de l'époque et que ça peut paraître surprenant pour un oeil moderne qui connait les proportions normales d'un tigre. Les jardins extérieurs, eux, étaient parfaitement ordonnés, et nous avons observé une technique particulière : suspendre de lourdes pierres pour forcer les branches à pousser à l’horizontale.
Jour 4 – Le temple Kiyomizu-dera
Peu importe l'activité choisi à Kyoto, il est important d'arriver avant 10:00, sinon il y a trop de gens. Fondé il y a plus de 1 250 ans, le temple Kiyomizu-dera se dresse sur une impressionnante structure en bois. Pour conjurer le destin, David et moi avons tenté la divination : on secoue une boîte jusqu’à ce qu’un bâton numéroté en tombe, puis on reçoit sa “fortune”. Malheureusement, la nôtre ressemblait plus à une “torture”. Heureusement, le temple vend aussi des amulettes pour renverser le mauvais sort… pratique !
Jour 5 – Les torii du Fushimi Inari-taisha
Le Fushimi Inari s'agit d’une icône importante du Japon. Ces tori ⛩️⛩️⛩️ et le Mont Fuji 🗻 sont les 2 photos qui apparaissent le plus lorsqu'on s'informe sur le Japon. Une belle balade avec escaliers où il faut être rapide sur les clics pour prendre des photos sans personne. Il est également possible d'utiliser l'ingénierie (en plaçant des objets qui bloque les gens) ou la technologie (en retirant les personnes avec AI).
Après cinq jours intenses et de belles découvertes, nous avons quitté les parents de David et avons pris un train local en direction de Magome. Sur le trajet, les rizières inondées reflétaient le ciel, promesse d’un Japon plus rural et paisible à explorer.